Parc national des Cévennes : la montagne protestante et ses paysages
Le Parc national des Cévennes est le seul parc national français habité en permanence. Ce massif granitique et schisteux, au climat de transition entre Méditerranée et Massif Central, offre des paysages d’une grande diversité et une culture locale profondément originale marquée par le protestantisme et l’élevage.
Un territoire singulier
Les Cévennes couvrent environ 360 000 hectares à cheval sur le Gard, la Lozère et l’Hérault. Le point culminant, le mont Aigoual (1 565 m), abrite l’un des derniers observatoires météorologiques habités en permanence de France, ouvert au public en été. La chaîne des Cévennes oppose son versant méditerranéen — chaud, sec, couvert de garrigue et de châtaigniers — à son versant atlantique — humide, herbeux et venteux.
La Route des Crêtes
La route des Crêtes suit la ligne de partage des eaux entre Méditerranée et Atlantique depuis Génolhac jusqu’au mont Aigoual. Cette route panoramique, accessible en voiture mais idéale à vélo, offre des vues exceptionnelles sur les deux versants du massif. En chemin, les villages cévenols avec leurs mas en pierre sèche et leurs châtaigneraies témoignent d’une civilisation paysanne en partie disparue mais toujours présente dans les esprits.
La châtaigne, arbre-pain des Cévennes
Le châtaignier est l’arbre identitaire des Cévennes. Surnommé « l’arbre à pain », il a nourri des générations de paysans cévenols. La farine de châtaigne entre dans la composition de nombreuses recettes locales : le millas, le clafoutis à la châtaigne, les crêpes de blé noir. Chaque automne, des fêtes de la châtaigne sont organisées dans les villages : Saint-Jean-du-Gard, Génolhac, Lasalle. La coopérative de Mazan-l’Abbaye commercialise une farine de châtaigne d’une qualité exceptionnelle.