Les vautours fauves des Grands Causses : retour d’une espèce disparue
Il y a quarante ans, les vautours fauves avaient disparu des cieux occitans. Une réintroduction patiemment menée depuis 1981 dans les gorges de la Jonte a transformé les Grands Causses en l’un des plus importants sites d’observation du vautour fauve d’Europe. Aujourd’hui, plus de 900 individus peuplent le massif.
Une réintroduction exemplaire
En 1981, le WWF et l’association Vautours en Gévaudan ont relâché dans les gorges de la Jonte les premiers vautours fauves provenant d’Espagne. La réintroduction s’est faite progressivement, en respectant les paramètres biologiques de l’espèce : les vautours ne se reproduisent qu’à partir de 5 ans et n’élèvent qu’un poussin par an. Quarante ans plus tard, la population est auto-suffisante et en expansion.
Où et comment les observer
Le belvédère des Vautours, sur la commune de Saint-Pierre-des-Tripiers, est le meilleur poste d’observation. Des longues-vues et des jumelles y sont disponibles. Les vautours sont actifs dès que les thermiques se forment, généralement en milieu de matinée. Des animateurs nature expliquent le comportement des oiseaux et répondent aux questions du public. Les vautours nicherent principalement sur les parois rocheuses des gorges de la Jonte, entre Le Rozier et Meyrueis.
L’écosystème des causses et ses autres habitants
Les vautours fauves cohabitent avec d’autres rapaces : vautour moine et vautour percnoptère également réintroduits, gypaète barbu encore rare, circaète Jean-le-Blanc, buse variable et faucon pèlerin. Les causses accueillent aussi de nombreux mammifères : loup gris (présent depuis 2018 dans les Cévennes voisines), renard, blaireau, chevreuil et sanglier. L’isard, caprin de montagne, est présent dans les Pyrénées mais absent des causses.