L’économie numérique en Occitanie : entre capital et territoires
L’économie numérique occitane ne se résume pas à Toulouse. Montpellier, Perpignan, Nîmes et plusieurs villes moyennes développent leurs propres écosystèmes numériques, s’appuyant sur une qualité de vie qui attire des travailleurs à distance et des entrepreneurs fuyant les grandes métropoles.
Montpellier : le pôle numérique méditerranéen
Montpellier est la deuxième ville numérique d’Occitanie. Son université, l’une des plus importantes de France avec 80 000 étudiants, forme des développeurs, des data scientists et des ingénieurs en intelligence artificielle. Le Multimédia Park, zone d’activité spécialisée, regroupe des entreprises tech de taille moyenne. Dell, IBM et plusieurs ESN (entreprises de services numériques) ont choisi Montpellier pour y installer des centres de développement régionaux.
Le télétravail comme moteur d’attractivité
La généralisation du télétravail depuis 2020 a transformé l’Occitanie en destination attractive pour les télétravailleurs de Paris et d’autres grandes métropoles. Des villes comme Béziers, Albi, Foix et Auch voient affluer des travailleurs à distance qui apportent des revenus parisiens dans des territoires à coût de vie plus faible. Ce phénomène, encouragé par des politiques locales d’accueil comme « Béziers, je t’aime » ou « Pézenas attire », contribue à renouveler le tissu économique local.
Les formations numériques
L’École 42 (école de coding gratuite et sans sélection académique) a une antenne à Perpignan. Wild Code School est présente à Toulouse et Montpellier. Le réseau des IUT proposent des licences professionnelles en développement web et en data science dans plusieurs villes de la région. Cette offre de formation, accessible et ancrée dans les territoires, alimente le marché du travail numérique local.